Cronenberg or not Cronenberg ?

Bonjour Poditrices et Poditeurs,

Voici l’article du mois de novembre qui vient compléter le dossier du podcast. Article qui sera posté probablement en décembre 😉 ….

david cronenberg portrait ap

Ce mois ci, je vais vous parler d’un réalisateur qui enflammé mon enfance avec des films tels que :  La Mouche, Scanner ou encore Videodrome. Un cinéaste qui fût adulé par les fans de première bourres ensuite décrié par ceux la même, prétextant que celui-ci aurait perdu son âme en cours de route. Contrairement à toute une franche du cinéma « bien pensant » qui critiquais son travaille et au cours des années on revu leur jugement…   Dans cette article nous allons retracer la carrière de David l’homme qui ne laisse personnes indifférents.

Science et dérive…Film_21w_DeadRingers_w320

David Cronenberg né au Canada ou il vit toujours, avait commencer des études de sciences mais il se tourne rapidement vers le milieu artistique. Sa carrière cinématographique commence en 1966 avec un court métrage Transfer, un sketch surnaturel mettant en scène un psychiatre avec ses deux patients.

A partir de 1966 à 1988, le cinéaste va enchaîner 11 longs métrages avec des films qui vont marquer clairement une tendance, des codes récurrents au cours de toutes ces réalisations : Les dérives de la sciences, le sexe et les perversions humaines, la métamorphose, le corps humain comme terrain expérimentation, la contamination, la médecine et la psychanalyse. Je vais en énumérer quelques notables, même si il sont tous d’une grande qualité. De mon point de vue biensur…

  • Frisson(1975) : un docteur tente des greffes de parasite très contagieux sur des humain. Ceux-ci une fois infectés deviennent des maniaques sexuels.
    • Scanner(1981) : La société Consec regroupe des medium appeler les scanners, des personnes capable tuer avec leur pensés. Avec un tout jeune Michel Ironside (Top Gun, Total Recall,…).
    • Videodrome(1983) : Max Renn dirige une chaîne de télévision pornographique. Il reçoit une cassettes d’une interview a partir de ce moment là des événements étranges vont se produire. Videodrome une critique virulente de  l’entreprise médiatique.
    • La mouche(1986): remake de La mouche noir de Kurt Neumann 1958. Seth Brundell (Jeff Goldum) invente une machine de téléportation. Lors d’une d’une expérience qu’il effectue lui même une mouche s’introduit en même temps que lui dans le « télépod »…
    • Faux-semblants(1988): Beverly et Elliot Mantle, deux gynécologues réputés, sont des « vrais » jumeaux et partagent tout : leur appartement, leur clinique et les femmes. Lorsque Claire, une jeune femme consulte Beverly, celui-ci tombe amoureux d’elle et refuse de la « partager ». C’est le début d’une descente vers la folie.

       

A partir de 1994, le réalisateur va changer sa manière de travailler tout en continuant de parler de ses sujets de prédilections. Prenons la métamorphose, dans La mouche, il détournais les codes de l’horreur et usaient d’effets spéciaux de pointes pour imposer ses changements phisiologiques. Dans Crash, Cronenberg met en place une économie de moyens.easternpromises_468x614

Dans le thème de la fusion et du sacrifice, l’on pense à Viggo Mortensen dans Les Promesses de l’ombre(2007), quand il arbore des dizaines de tatouages, dont le mensonge marqué à même la peau balaye le passé du personnage. Dans A history of Violence va encore plus loin dans cette étude du thème de la nouvelle chair. Inspiré d’une bande dessinée, ce polar devient un véritable condensé d’obsessions cronenbergiennes, parmi lesquelles la chrysalide, la réinvention des êtres, la perte d’identité, la contamination de cette perte d’identité par la voie du sang.

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Bref, le changement de cap stylistique de Cronenberg au lendemain de M. Butterfly n’impactera à aucun moment le sens même de sont cinéma; celui-ci s’exprimera juste différemment.

En dehors du système

Cronenberg à toujours su se tenir éloigner de la machine hollywoodienne qui a pourtant tenter à plus d’une reprise de lui  faire les yeux  doux. Notamment pour Witness, Top Gun, Flashdance, The True Man Show, L’exorciste: au commencement ou encore Basic Instinct 2. Malgré toutes ces bonnes intuitions de refus, il loupe tout de même le coche lorsqu’il décline l’offre de diriger les commendes de American Psycho, adaption du roman culte de Bret Easton avec un Christan Bale somptueux.

Il garde tout de même une envie inassouvie dans un recoin de sa tête. Celle-ci ressort en 2012 avec Cosmopolis. Une métaphore hallucinatoire où l’on suit  un jeune requin de la finance qui, après une faillite, voit son rapport au monde, aux autres, au temps, à la technologie, à la bourse, aux religions, à la célébrité, au sexe, à la violence, à la maladie et à la mort se brouiller. Tout cela à bord de sa limousine…Robert-Pattinson-in-Cosmopolis1

Deux ans plus tard avec Maps to the Stars, il claque définitivement la porte de la Mecque cinématographique. Une vision virulente de la machine hollywoodienne.

Diviser pour mieux régner ?

Malgré une total cohérence de toutes ses déclarations dans la presse et une grande maîtrise de ses sujets, beaux nombres de ses fans, n’hésitent plus à diviser sa filmographie en deux partie biens distinctes : l’avant et l’après Cannes 1996.

Il est vrai que son parcours est quelque peu singulier parmi ses confrères du cinéma horrifique. Tobe Hoper toujours attacher a Massacre à la Tronçonneuse qui , 40 après la sortie du film, est rappelé a Cannes pour un nouvelles vision de son chef d’oeuvre. Ou encore Sam Remi et Peter Jackson embarquer dans la production de block buster (Spider Man et The Lord Of Ring).

Cronenberg lui a opter pour un système de financement farouchement indépendant. Avec l’avantage d’une liberté créative total, mais un bouclage financier très fragile et des reports de dernière minute très fréquents.

Ce système a de quoi frustrer une certaine franche de fans qui aiment être la cible première pour le contentements de ses attentes. Avec ce procédé, leurs rôle ce voit ranger au fin fond d’un placard, avec qui l’échange n’est pas une fin en soi. On ne sera alors pas étonné que les réseaux s’enflamme à la sortie de ses derniers films.

Conclusion subjetivedavid-cronenberg-2-scanners

Et pour finir, dans tout ce milo-mélo, notre héro d’entant, avait-il un plans de carrière bien défini ? C’est il perdu en cours de route pour entrer dans le groupe de personnes « bien pensantes » du cinéma dit de festival, non compréhensible des petits roturiers.

De mon point de vue, nous avons un cinéaste qui a presque 50 ans de carrière. En presque une vie l’on change de mentalité, de point vue, on voit les choses différemment à 30 et à 70 ans. Un homme de 72 ans qui fais évoluer ses sujets, ses envies, en écoutant sa raison et non celle de son publique sans jamais perdre son âme, avec une envie de matérialiser ses propres idées pour les présenter au publique qui a le choix d’aimer ou pas…

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